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Relation médecin-patient, les scénarios de fin

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Toute relation a une fin, même si elle est amenée à reprendre par la suite. La relation médecin-patient n’y échappe pas.

La raison pour laquelle le patient a initialement sollicité le médecin est la recherche de la guérison ou du moins du soulagement de son mal. Cet objectif, commun au patient et à son médecin est le scénario idéal ; il ne se réalise pas toujours. Parfois, la maladie n’est pas guérie, ou du moins le patient ne s’estime pas guéri, c’est ce qu’on pourrait nommer le « statu quo ». Et puis il arrive que la relation aboutisse à une non satisfaction du patient, voire à un conflit, dont le terme ultime peut être la [judiciarisation] de la relation. Ces divers scénarios sont relativement constants quel que soit le cadre de la relation. Lire plus

Le suivi thérapeutique : ça passe ou ça casse !

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Le suivi thérapeutique est la dernière phase de la relation médecin-patient, celle dont l’un comme l’autre espèrent qu’elle aboutira à la guérison.

Que s’est il passé auparavant ? La plainte a été recueillie, les symptômes identifiés, le diagnostic effectué et le traitement mis en place ! C’est un moment délicat pour le médecin, car, selon la façon dont la maladie évolue, le patient peut mesurer la pertinence de l’action que celui-ci a menée. Rien de pire pour le médecin que de voir revenir son patient avec cette phrase fatidique, « ça ne va pas mieux », ou pire, « ça s’aggrave ». Lire plus

Le traitement : la fin et les moyens

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Le traitement est la dernière phase avant la guérison recherchée. Mais traitement et soins sont-ils synonymes ?

Malgré les extraordinaires avancées dans le domaine de la thérapeutique, il faut rester très humble  : une grande partie des plaintes exprimées par les patients ne peut bénéficier d’aucun traitement. On peut soulager avec plus ou moins d’efficacité quasiment tous les symptômes, mais un nombre important de maladie ne disposent d’aucun remède.

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Les examens, l’éternel recours

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Très peu de diagnostics ne peuvent désormais être affirmés avec une certitude suffisante sans les examens complémentaires.

Or ce recours excessif aux examens, outre le fait qu’il coûte très cher, amène souvent le médecin à négliger l’interrogatoire au profit de la facilité de la prescription. La perte du sens clinique, et la minimisation de l’interrogatoire aboutit à des dérives, des errements, et parfois des erreurs. Lire plus

Examen clinique : l’enjeu n’est pas celui qu’on croit

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Apanage strict du médecin, étape obligée pour le patient. Pourtant la part que l’examen clinique prend dans la relation médecin patient se réduit comme peau de chagrin.

Laennec se retournerait sans doute dans sa tombe s’il voyait à quel point notre génération a perdu le sens clinique. Qui sait encore palper un foie, alors qu’une échographie donnera des résultats bien plus fiables ? Or l’examen clinique va bien au delà : c’est grâce à ses mains et ses outils que le médecin prend en compte la souffrance du patient, qu’il la circonscrit, et qu’il lui donne au final une légitimité. Lire plus

La maladie, guerre des fantasmes

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Le titre de ce chapitre peut sembler provocateur, comme s’il existait une guerre entre le médecin et le patient à propos de la maladie dont ce dernier est atteint. Cette guerre n’est que conceptuelle et porte surtout sur la représentation que le médecin et le patient se font de la maladie.

Cette façon différente de se représenter la maladie est de l’ordre du fantasme, car la maladie telle que le médecin la nomme est une construction intellectuelle qui varie selon les cultures ; pour le patient, il s’agit également quand on lui parle de maladie d’une certaine façon de représenter sa souffrance et la cause qui y est rattachée. La seule réalité, c’est la plainte du patient. Face à cette réalité, la maladie est du domaine de l’imaginaire (une certaine façon de nommer et de se représenter la réalité), le médecin ayant sa façon scientifique de la représenter, et le patient une façon beaucoup plus intuitive, plus animale. On le voit d’ailleurs bien lorsque les médecins tombent malades et se retrouvent confrontés à une représentation différente de la maladie puisque c’est d’eux-même qu’il s’agit. Lire plus