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L’illusion du risque zéro
A force de prévention et de vouloir minimiser les risques, notre société a basculé dans l’illusion du risque zéro.
Les conséquences sont lourdes, et participent à leur manière à la faillite du système de santé. Même si les mesures prises sont parfaitement logiques et cohérentes au plan médical, elles font entrer notre monde dans le culte du tout sécurité, qui, appliqué aux grandes masses de population et pour tous les risques constitue un enjeu impossible à tenir. Lire plus
Le traitement : la fin et les moyens
Le traitement est la dernière phase avant la guérison recherchée. Mais traitement et soins sont-ils synonymes ?
Malgré les extraordinaires avancées dans le domaine de la thérapeutique, il faut rester très humble : une grande partie des plaintes exprimées par les patients ne peut bénéficier d’aucun traitement. On peut soulager avec plus ou moins d’efficacité quasiment tous les symptômes, mais un nombre important de maladie ne disposent d’aucun remède.
La désertification médicale
La désertification médicale est une réalité qui n’est plus niée par personne. Certaines régions manquent cruellement de médecins alors que d’autres sont saturées ; certaines spécialités médicales sont désertées, alors que d’autres sont encombrées.
Il existe donc des déséquilibres importants de répartition des médecins avec un nombre de médecins pourtant conséquent. On pourrait donc penser qu’il existe suffisamment de médecins. Mais cette vision un peu comptable ne tient pas compte du fait qu’un jeune médecin sur deux est une femme, qui va donc mener sa vie familiale en parallèle de sa vie professionnelle, que le secteur libéral ne fait plus recette auprès des jeunes médecins, et que certaines régions sont de véritables repoussoirs à toute installation. Lire plus
Les TIC dans le domaine de la santé
La santé est sans doute l’un des domaines où les TIC ont subi les mutations les plus importantes, non pas parce qu’elles étaient considérables, mais parce qu’elles partaient de loin.
En effet, dans les années 90, il y a 20 ans de cela, peu de médecins avaient un ordinateur, et parmi eux, peu lui trouvaient un intérêt pratique. Du côté du public, le parc informatique était peu développé, et le contact avec l’informatique se faisait surtout au travers du minitel. Force est de constater que désormais pratiquement plus personne ne peut se passer d’un ordinateur.
Les examens, l’éternel recours
Très peu de diagnostics ne peuvent désormais être affirmés avec une certitude suffisante sans les examens complémentaires.
Or ce recours excessif aux examens, outre le fait qu’il coûte très cher, amène souvent le médecin à négliger l’interrogatoire au profit de la facilité de la prescription. La perte du sens clinique, et la minimisation de l’interrogatoire aboutit à des dérives, des errements, et parfois des erreurs. Lire plus
Examen clinique : l’enjeu n’est pas celui qu’on croit
Apanage strict du médecin, étape obligée pour le patient. Pourtant la part que l’examen clinique prend dans la relation médecin patient se réduit comme peau de chagrin.
Laennec se retournerait sans doute dans sa tombe s’il voyait à quel point notre génération a perdu le sens clinique. Qui sait encore palper un foie, alors qu’une échographie donnera des résultats bien plus fiables ? Or l’examen clinique va bien au delà : c’est grâce à ses mains et ses outils que le médecin prend en compte la souffrance du patient, qu’il la circonscrit, et qu’il lui donne au final une légitimité. Lire plus

