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La maladie, guerre des fantasmes
Le titre de ce chapitre peut sembler provocateur, comme s’il existait une guerre entre le médecin et le patient à propos de la maladie dont ce dernier est atteint. Cette guerre n’est que conceptuelle et porte surtout sur la représentation que le médecin et le patient se font de la maladie.
Cette façon différente de se représenter la maladie est de l’ordre du fantasme, car la maladie telle que le médecin la nomme est une construction intellectuelle qui varie selon les cultures ; pour le patient, il s’agit également quand on lui parle de maladie d’une certaine façon de représenter sa souffrance et la cause qui y est rattachée. La seule réalité, c’est la plainte du patient. Face à cette réalité, la maladie est du domaine de l’imaginaire (une certaine façon de nommer et de se représenter la réalité), le médecin ayant sa façon scientifique de la représenter, et le patient une façon beaucoup plus intuitive, plus animale. On le voit d’ailleurs bien lorsque les médecins tombent malades et se retrouvent confrontés à une représentation différente de la maladie puisque c’est d’eux-même qu’il s’agit. Lire plus
L’anamnèse, une certaine histoire de la maladie
Le moment essentiel de la relation médecin patient est celle où le médecin interroge le patient. C’est l’anamnèse.
De la réussite de cette phase dépend pour beaucoup la suite de l’histoire : la compréhension que le médecin va se faire du patient dans sa globalité, l’établissement des pistes vers le diagnostic, et la confiance que le patient va accorder à son médecin. Lire plus
Le diagnostic : étape magique de la raison
Le diagnostic est un mot magique, car il confère au médecin un pouvoir auquel le patient est suspendu.
Etablir un diagnostic est une étape obligatoire et quasi rituelle dans la relation entre le patient et son médecin. Autant pour le médecin il s’agit d’une sorte de jeu intellectuel dont le but est de découvrir la cause de la plainte, autant pour le patient il s’agit d’une quête inquiétante et parfois douloureuse.
Le symptôme : une plainte normalisée
Aussi étrange que cela puisse paraître, la plainte appartient au patient, et le symptôme au médecin.
En effet, ce que le patient exprime avec ses mots n’est pas un symptôme, il est l’expression de sa souffrance. Au médecin de l’observer, de la décoder, et de transformer cette plainte en un symptôme qui puisse entrer dans un diagnostic. Lire plus
La plainte : de la bouche du patient à l’oreille du médecin
La plainte n’est pas le symptôme ! Pour le patient, elle est l’expression de sa souffrance et la raison pour laquelle il consulte ; pour le médecin, elle n’est qu’un indice, et sans y mettre de connotation péjorative… son fond de commerce.
Posé ainsi, le schéma est très réducteur et ne rend compte que d’un aspect fonctionnel et presque mercantile de ce qui est avant tout une relation humaine. Celle-ci est gouvernée par des éléments logiques et raisonnables, mais aussi par des éléments émotionnels. Et vous allez voir, les arcanes sont nombreuses et les ressorts subtils. Lire plus
Les ingrédients de la relation médecin-patient
La relation entre le patient et le médecin est le fondement de toute médecine. Elle résulte d’un équilibre à la fois fragile puisque réversible, et forte car fondée sur les résultats attendus et les liens de l’affect.
Le terme » ingrédient » mériterait peut-être d’être modifié, mais je n’en ai pas pour l’instant trouvé d’autres. Ingrédients comme dans une recette de cuisine ou comme dans une formule chimique ? Lire plus


